Hiatus, suspendre le pas

Ici pas de Grande Révélation,

Je me vois comme un entomologiste qui, du coin de l’œil, repère un spécimen remarquable.

Sauf qu’il n’est pas question d’insecte, juste d’indices : au sein des brumes de la routine, le monde est bien plus intéressant qu’il ne semble.

Hiatus: Comme une interruption discrète, un accroc à la banalité

ne toucher à rien

pour faire naître les fables timides

capturer ce qui est tapis sous nos yeux

de multiples formes fort communes de surréalisme sauvage

 

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Hiatus, ils sont partout

Pour qui les voit

ils précèdent puis poursuivent, ils sont partout

dépassent, coulent, s’échappent, fuient,

penchent puis s’écroulent et trainent

se soulèvent des empreintes d’univers.

 

 

 

Hiatus, comme une interruption discrète, un accroc à la banalité.

(Attention, long texte sans image)

Je me vois comme un entomologiste qui, du coin de l’œil, repère un spécimen remarquable et suspend son pas. Sauf qu’il n’est pas question d’insecte, juste d’indices : au sein des brumes de la routine, le monde est bien plus intéressant qu’il ne semble.

Des objets, des traces, des taches, griffures, peintures, ombres, des fissures, de la pierre, les murs, les sols… le hasard, le temps et les actions ordinaires d’inconnus les associent pour faire naître des fables visuelles. Au substrat qui nous entoure, j’emprunte ce surréalisme sauvage. Bien que timide, il ne se cache pas mais se fait modeste.

Pour Hiatus, j’utilise la photographie argentique. Ce procédé me donne l’impression de rester au plus près des éléments, de pratiquer des transmutations magiques : lumière, verre, papier, eau, substances mystérieuses, temps… Et, à la toute fin, on tient dans les mains un objet alchimique: une photographie.

Le noir et blanc pour garder l’essentiel des formes, des ombres et leurs lumières et par là même accentuer la rupture entre ces pépites données à voir et la gangue d’où elles ont été extraites.

Au début, il y a longtemps, je voyais cette manière de photographier comme un moyen ludique d’agrémenter mes allées et venues quotidiennes. Puis je me suis pris au jeu de la cueillette de ces hiatus au point de parfois frôler l’obsession. Et, croyez moi, il y a matière à ça : ces accrocs dans la Trame sont partout, tout le temps, sous nos pas, sous nos yeux.

Cette distraction ludique est devenue « Hiatus », un projet photographique en perpétuelle évolution, construit de dizaines de petits tirages que j’aime épingler au mur (tiens, revoilà l’entomologiste), disposés en constellations pour que chaque photographie dialogue avec ses voisines.

Et puis je me dois de confesser ce plaisir coupable: parfois j’use d’un appareil photo numérique et m’adonne alors à la photographie en couleur. Il s’agit de Césure, la demi-sœur de hiatus.

Quelques trucs à dire à propos du bidule…

Merci d’être là.

Voici quelques petits truc utiles pour ceux qui n’ont pas l’habitude des blogs comme celui-ci. Je pense ainsi aux vieux et aux très jeunes (ces derniers sont aussi les bienvenus, vu qu’il n’y a personne qui se balade à poile sur ce blog, en tout cas pour le moment. Cela dit ils vont s’y emmerder comme des rats morts, mais welcome quand même).

hiatus 215

Concernant les dates de publication: ne vous y fiez pas, elles sont fausses (question d’organisation des articles). J’ai entamé la construction du blog début septembre 2017.  Les photographies ont été prises ces 25 dernières années.

Dans (presque) tous les chapitres dont la liste se trouve dans la colonne de gauche, les photos sont groupées en séries et présentées en mosaïques. Si vous cliquez sur une image vous accédé au diaporama. Vous pourrez faire défiler les images de la série à votre gré. Dans ce défilé, en bas, à droite de chaque photographie, en cliquant sur « Afficher dans sa taille réelle »  la photo apparaitra en plus grand et pour l’agrandir encore enfoncer « Ctrl » et « + » simultanément.

Si les photos sont l’une après l’autre (comme dans « hors la voie »), et donc pas disposées en mosaïque ou en colonnes , vous pouvez les agrandir en faisant « clic droit » puis « afficher l’image » et enfin « Ctrl + »

A divers endroit vous trouverez « Laisser un commentaire », « écrire un commentaire » ou le laconique « commentaire ».  Dès lors, libre à vous de laisser un commentaire, d’écrire un commentaire, même laconique, une critique constructive ou non, un avis éclairé, votre appréciation, des lieux communs en phrases toutes faites, des reproches, voir même des insultes, une recette de cuisine, de la poésie…  De toute façon, avant publication sur mon site, je les lirai attentivement. Je choisirai moi même de les faire apparaitre ou pas et d’y répondre. Après tout JE suis LE (demi)dieu tutélaire de ce blog.

hiatus 2017 162

dans l’article «  » vous trouverez toutes les images de se blog en vrac, par séries de 50. Foin de blabla et autres arrangements chichiteux: de l’image, seulement de l’image !

Voilà, j’espère que ce blog vous plaira, bonne visite et si vous avez une question ou une remarque n’hésitez pas à Laisser un commentaire.

Vincent Mourlon B.

Bruxelles, le 23 décembre 2017.